Mon projet pour Genève
Economie
Pour relancer l’économie et favoriser le commerce local, il faut s’appuyer sur le retour d’expérience des communes et du Canton de Vaud et développer à l’échelle du canton notre propre système de bons d’achat solidaires.
Les entreprises formatrices doivent être privilégiées dans le cadre des marchés publics en utilisant les possibilités qu’offrent les accords AIMP.
Défendre la libre entreprise et la capacité de chacune et chacun de créer, innover, et produire en veillant à maintenir des conditions cadres favorables au développement économique et à l’attractivité du canton.
Renforcer la promotion économique en direction des entreprises dont les activités sont durables et responsables afin de les inciter à venir s’installer à Genève.
Développer une politique de formation ciblée répondant aux besoins des entreprises et soutenir toutes mesures visant à revaloriser les formations duales, l'apprentissage et la formation continue, notamment chez les 50 ans et plus.
Encourager et soutenir les initiatives et projets visant à rapprocher la Genève internationale et la Genève locale, notamment les initiatives conjointes.
Fiscalité, finances et réforme de l’Etat
L’État doit cesser de fonctionner en silo. Il faut davantage de transversalité pour gagner en agilité et en efficience. Cela passe par l’analyse des ressources au sein des différents départements et l’identification des doublons. La mise en commun des ressources permet de maintenir les prestations à la population sans engagements supplémentaires et offre plus de souplesse à une administration qui fonctionne encore de manière beaucoup trop hiérarchisée.
Augmenter la déduction annuelle de 13'000 CHF à 17'000 CHF pour chaque charge de famille et de 6'500 CHF à 8’500 CHF pour chaque demi-charge de famille, et prolongement de leur durée jusqu’à la fin de la période de formation.
Supprimer l’imposition de l’outil de travail, afin d’encourager la création d’emploi et les investissements.
Formation
Le temps passé en RHT ne doit pas être du temps perdu et doit permettre aux employé-e-s de pouvoir se perfectionner professionnellement et/ou de diversifier leurs compétences.
Notre système de formation est actuellement trop concentré sur les 25 premières années de la vie. Avec la transition numérique et l’évolution rapide du marché de l’emploi, nous devons proposer à chaque employé-e qui le souhaite une offre de formation professionnelle adaptée.
Mobilité
Les Genevois-es ont approuvé largement la loi sur la mobilité cohérente et équilibrée. Elle doit servir de référence à l’ensemble de la politique des transports. Son application doit se faire dans le dialogue et avec l’ensemble des partenaires de la mobilité.
Les petits villages situés en bordure du canton souffrent terriblement des nuisances routières du trafic pendulaire. Dans ce contexte, le trafic doit être canalisé sur les grands axes avec le cas échéant la possibilité de fermer les petites douanes dans certains créneaux horaires. De nouvelles infrastructures de contournement doivent également être envisagées.
Mettre en place une politique qui favorise la complémentarité des modes de transport à l’échelle du canton en donnant la priorité de la route aux entreprises et au transport professionnel, en prenant en compte que la vision de la mobilité doit se construire à l’échelle régionale en misant aussi sur le développement d’infrastructures transfrontalières.
Santé/sociale
Création d'une caisse maladie unique cantonale pour l'assurance de base, sur le modèle de l'assurance accident, pour plus de transparence sur le financement de notre système de santé.
Il faut aller de l’avant avec un projet qui a déjà reçu l’aval d’une majorité au Grand Conseil, en exigeant des autorités fédérales une autorisation pour un projet pilote cantonal.Il faut augmenter notre capacité de formation en personnel soignant (infirmière, ASSC, ASA etc.). Genève n’est toujours pas capable de former suffisamment de personnel soignant, ce sont des professions qui manquent d’attractivité et la durée de vie professionnelle des diplômés est très faible. Il faut revaloriser ces professions, donner des perspectives d’évolution aux soignants, et leur permettre de se recentrer sur leur vraie mission plutôt que de leur imposer un lourd fardeau administratif.
Ce type de pathologies a un impact important sur les coûts de la santé. La prévention étant à charge de l’État, elle reste le parent pauvre des politiques publiques. Or, on sait que c’est en investissant dans la prévention que nous parviendrons à diminuer les coûts.
Lors de la crise, on a constaté l’incapacité de l’État à faire preuve de souplesse et d’agilité pour pallier rapidement aux besoins des personnes précarisées. Nous devons mieux appliquer le principe de subsidiarité et à l’image de ce que le Centre a fait récemment, nous appuyer sur les associations de terrains pour répondre aux demandes des personnes en détresse.
Créer un plan d'action cantonal de dépistage précoce et de prévention en santé mentale pour les jeunes, en collaboration avec les différents acteurs du réseau de soins.
Réformer l’aide sociale en développant un parcours social unifié et la prise en charge individuelle des bénéficiaires, en diminuant le taux de non-recours aux prestations, et en travaillant avec les associations sur le terrain.
Promouvoir la conciliation des vies professionnelle et privée et améliorant les possibilités de garde d'enfant, défendre le temps réduit pour les postes à responsabilité et la flexibilisation des horaires de travail.
Sécurité
Actuellement, même les systèmes informatiques ne sont pas compatibles.
Il est nécessaire de corriger les effets pervers de la loi en termes de recrutement, de formation et de fonctionnement en silo de la police. Le passage obligé par l’école de Savatan estproblématique et décourage les candidat-e-s.
Sport et culture
La pratique du sport permet à la fois de répondre à des enjeux de santé publique et de renforcer le lien social. C’est pourquoi, en collaboration avec les communes, il faut accroître l’offre et faciliter l’accès à des infrastructures sportives de qualité, notamment en milieu urbain.
On a constaté que les indépendants et les intermittents du spectacle avaient un statut très fragile avec très peu d’aides accessibles.
Logement/aménagement
Les récentes votations ont démontré que la population peine à valider les projets actuellement développés et que des communes font souvent opposition. Il faut donc mieux consulter en amont pour éviter des refus alors que les projets sont aboutis.
Le politique doit s’assurer que les conceptions architecturales et urbanistiques des grands projets d’aménagement répondent aux attentes de la population. Le geste architectural doit être au service d’objectifs clairement identifiés, comme plus d’espaces verts et de qualité de vie pour les habitant-e-s.
Pour cela, il faut s’appuyer sur le nouvel accord sur le logement issu d’un compromis au Grand Conseil qui prévoit d’augmenter la part de logements locatifs non subventionnés en zone de développement.
Faciliter l’accès à la propriété en créant un compte épargne-logement défiscalisé avec un plafond maximum de CHF 100'000.-, limité dans le temps, afin d’encourager et faciliter la constitution de fonds propres pour l’accès à la propriété.
Environnement
De nombreuses initiatives individuelles, d’associations ou de collectivités publics existent en matière environnementale. Au quotidien, changer ses habitudes et avoir accès à l’information se révèle souvent compliqué. La mise en place d’une plateforme de référence destinée à la population pour les questions environnementales, avec des informations pratiques, permettra un partage des connaissances et favorisera l’action collective.
Le secteur financier dispose d’une fenêtre d’opportunité et d’une position unique pour concilier rendement économique, environnement et impact sociétal. Genève doit devenir un pôle de la finance durable.
Investir massivement dans la rénovation et l’isolation des bâtiments en développant un cadre réglementaire conduisant rapidement à une rénovation énergétique du parc immobilier privé et qui tienne compte de la situation des locataires et des propriétaires.
Agriculture
Il est indispensable que toute action impliquant la zone agricole soit développée avec le monde agricole.
Il s’agit de valoriser les prestations environnementales par l’aire agricole dans le cadre de la stratégie biodiversité Genève 2030 et son plan d’action.
La nouvelle loi sur la restauration, le débit de boisson, l’hébergement et le divertissement (LRDBHD) impose aux prestataires d’agritourisme de passer la patente de cafetier. Cette exigence, qui n’existe pas dans la plupart des cantons romands, empêche le développement de l’agritourisme à Genève. Pourtant, cette activité permet aux agriculteurs de se diversifier, de valoriser les ressources de la campagne genevoise et d’encourager le commerce local et les circuits courts.